une nécessité pour notre société ?

à propos de cet ouvrage

Le spirituel Un concept opératoire en sciences humaines et sociales

Collection Religio, Presses Universitaires de Louvain (PUL, Belgique, novembre 2022).

 
Voici ce qu'en dit un des co-auteurs, Eric Vinson, enseignant à l' ( Institut d' Etudes Bouddhiques ) :

« Cet ouvrage vise à défendre et illustrer la nécessité, l’urgence et la fécondité intellectuelles, socio-culturelles et même politiques, de tenir compte de la dimension spirituelle des êtres humains, individuellement et collectivement. Ce qui commence par conceptualiser rigoureusement cette notion de « spirituel », pour la rendre utilisable et légitime dans le cadre des sciences humaines et sociales, à l’université.
J'y propose un article sur la possibilité de dépasser le « scepticisme » - ou, plutôt le nihilisme - actuel, en revenant aux racines antiques du scepticisme authentique, à travers la figure de son fondateur, le Grec Pyrrhon d’Elis (vers 365–275 av. J.-C.). Soit, en découvrant la dimension essentiellement spirituelle, contemplative et altruiste, de l'ouverture de la conscience qu’il propose, au delà de tous les dogmatismes (si réducteurs, et finalement, violents). Un chemin praticable pour aujourd'hui et demain, du non-savoir assumé à une forme de sagesse humaniste, démocratique, accueillante mais exigeante.
«Voilà de quoi revisiter les fondations de nos sociétés matérialistes avec une ouverture à la transcendance qui nous concerne au plus haut point.

spiritualités ou religions ?

Pour Frédéric Lenoir  le caractère nébuleux des « nouvelles spiritualités » ne signifie pas qu’elles n’ont pas d’unité : « L’idée centrale, celle qui structure l’ensemble, est qu’il est possible pour n’importe quelle personne d’accéder directement à une dimension divine sans passer par les médiations institutionnelles. Non seulement cette dimension serait accessible à n’importe qui, mais les connaissances auxquelles elle ouvrirait seraient également plus profondes, plus vraies, plus authentiques que tout ce que véhiculent à la fois les religions instituées et les milieux scientifiques officiels. »

Alors que, tout en se définissant en opposition aux «religions», elles sont souvent vues comme la religion d’avenir, Adrien Bouhours explique pourquoi elles séduisent tant : ces nouvelles spiritualités correspondent à l’âge de la mondialisation, de l’écologie et de l’individualisme, en proposant une synthèse planétaire des sagesses, une spiritualité holistique et une réalisation de soi.
source: Adrien Bouhours, dans La Croix du 22/03/2024